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Formations à la création d'entreprise
Chablais Léman organise deux réunions de sensibilisation à la création d'entreprise :
- Création mode d'emploi : le lundi 27 février de 08h30 à 11h30
- L'auto-entrepreneur : le mardi 21 février de 09h00 à 11h30 et le mardi 20 mars de 14h00 à 16h30 (Espace Tully)
Pour vous inscrire : info@sudleman.com - 04.50.70.83.40
Prochain Petit Déjeuner thématique
"Quels outils innovants en matière de gestion foncière?"
Mercredi 25 janvier 2012
de 8h00 à 9h30
Salle Martin Luther King - Rue du Docteur Baud - 74100 Annnemasse
La pépinière d'entreprises du Chablais : plus qu'un bureau à louer !
Pour plus d'information, rendez vous sur la rubrique pépinière
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| Un royaume alpin: la Savoie |
Dès
que l’invasion glacière se retire, la Savoie commence
à être occupée par l’homme. La civilisation de la pierre
taillée ne fait que l’effleurer, mais à l’âge de
la pierre polie, plusieurs invasions successives démontrent
l’existence d’un peuplement dense (on retrouve dolmens
et pierres dressées).
Puis la migration des ligures apporte la civilisation du bronze
(1 800 à 700 av. J.C). A partir du VIIè siècle avant notre
ère, la Savoie entre dans l’histoire avec la civilisation
du fer, véhiculée par les Celtes. Les Alpes du Nord sont occupées
par le peuple Allobroge, rameau de la grande nation gauloise.
Mais, suite à 2 sanglantes campagnes, en 125-121 et en 61
avant notre ère, l’Allobrogie entre de force dans le
monde romain. La province est restée profondément marquée
par cette empreinte.
Jusqu'à la fin du XIVè siècle, les destinées de la Savoie
s’écartent de celles de la France, et elles demeurent
dans l’obédience du Saint Empire romain germanique. Mais,
la décomposition générale du pouvoir central et l’insécurité
croissante amènent, au cours du haut Moyen Age, la constitution
du système féodal.
L’autorité est exercée par les nobles, à qui les paysans
aliènent une part de leurs libertés, en échange de la protection
qui leur est consentie. Un monde complexe de hiérarchies s’édifie.
De puissantes familles féodales naissent avec les comtes de
Genève, les sires de Faucigny et, surtout, les premiers comtes
de Savoie avec, autour de l’an mille, le premier
représentant de la lignée, Humbert aux Blanches Mains.
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Les Comtes de Savoie | Amédée VIII
L’apogée
de l’Etat féodal savoyard commence avec l’avènement
d’Amédée VI ( 1344-1383), le Comte vert, ainsi
nommé par la couleur favorite de ses armes et de ses emblèmes,
fondateur de l’ordre chevaleresque de l’Annonciade
; d’Amédée VII, le Comte rouge (1383-1391), allié
des rois de France, conquiert son surnom en teignant son épée
du sang des anglais sur les champs de bataille de la guerre
de Cent Ans et qui mourra des suites d’un accident de
chasse, dans les forêts du Chablais |
Avec
Amédée VIII (1391-1451), législateur habile et guerrier
intrépide, la maison de Savoie voit son prestige s'accroître
en accédant à la dignité ducale, conférée par l’Empereur
germanique Sigismond de Luxembourg à son puissant vassal.
Mais, au faîte de la puissance et des honneurs, le premier
duc se retire, avec les membres de l’ordre mauricien,
au Château de Ripaille pour y mener une existence confortable,
certes, mais qui ne justifie pas, semble-t-il, l’expression
de « faire ripaille », à laquelle elle a donné naissance.
Elu Pape en 1429, sous le nom de Félix
V, au moment du grand schisme, il revient, au bout de
10 ans d’un pontificat agité finir ses jours dans sa
retraite chablaisienne |
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Vaste
Etat, le Duché s’étend à cette époque sur toute la suisse
romande, la Bresse, le Briançonnais, le Piémont, et pousse
une pointe méditerranéenne jusqu'à Nice, acquis en 1388. Sous
son règne, la Savoie reçoit une organisation modèle ; un brillant
essor monastique peuple nos montagnes de couvents (augustins,
cisterciens, chartreux..). Une paysannerie active se livre
à de grands défrichements qui font reculer la forêt. L’occupation
humaine devient plus étoffée, une vie locale intense se dessine
autour de la gestion des pâturages et des bois collectifs.
Mais
la prospérité médiévale ne survit pas à Amédée VIII. Courtois
et débonnaires, ses successeurs tombent sous l’influence
française et ne peuvent s’y soustraire. Après Philibert
Le Beau (1497-1504) la décadence tourne à la débâcle
sous le règne de son frère, Charles III Le Bon (1503-1553)
: Valais et pays de Vaud se rebellent ; en 1535 Genève passe
à la réforme, puis, entre dans l’alliance helvétique.
En 1536, enfin, François Ier envahit tout le versant
savoyard des Alpes.
Le drapeau à la croix blanche est fièrement relevé par le
Duc Emmanuel-Philibert (1553-1580). A son avènement,
adolescent encore, il a perdu presque tous ses Etats. Allié
à Charles Quint, il met ses talents d’homme de guerre
au service de la lutte contre la France. En 1559, le
traité du Cateau-Cambrésis lui rend la partie de ses Etats
occupés par les Français. En gage de réconciliation, le duc
épouse Marguerite de Valois, sœur d’Henri II, roi
de France. Emmanuel-Philibert réorganise ses domaines recouvrés
(moins le pays de Vaud, cédé aux Bernois en 1564), mais il
a compris que l’avenir de sa maison n’est point
du côté de la France, où l’extension de ses terres se
heurte à un puissant royaume.
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Suprématie de Turin | En
1563, la capitale du Duché est transférée de Chambéry
à Turin et c’est l’Italie, faible et morcelée, qui
ouvre ses espaces à l’ambition de la dynastie montagnarde.
Ce déplacement du centre de gravité vers le Piémont
devient plus sensible encore sous le règne du fantasque et
belliqueux Charles-Emmanuel 1er (1580-1630).
Après une nouvelle guerre contre la France, le traité de Lyon,
en 1601, consacre la cession de la Bresse, du Bugey et du
pays de Gex au Roi de France.
Ainsi,
au début du XVIIème siècle, la Savoie était ramenée à ses
limites géographiques traditionnelles, qui ne se modifièrent
pratiquement plus jusqu'à nos jours. Jusque vers 1690,
ce sont les faits de civilisation qui prédominent, dans le
duché, sur les vicissitudes politiques. La Savoie est alors
animée d’un florissant renouveau catholique ; le Chablais,
converti au protestantisme lors de l’occupation bernoise,
est ramené à l’orthodoxie par Saint François de Sales
(1567-1622).
De jeunes souverains imposent de longues régences, exercées
par des reines mères d’origine française, et Turin se
range dans le sillage de la puissante montante de la monarchie
de Versaille.
L’hégémonie
française prend fin avec l’arrivée à l’âge d’homme
de Victor-Amédée II (1684-1730). Rusé et ambitieux,
il intervient dans les guerres de la fin du XVIIème siècle,
tantôt allié, tantôt ennemi de Louis XIV, pratiquant une fructueuse
politique de bascule. C’est ainsi qu’il reçoit la
Sicile qu’il échange, en 1718, contre la
couronne royale de Sardaigne. Le Duché devient Royaume.
Ce titre royal de Sardaigne rapprochait la famille de Savoie
de son ambition italienne (mais ne changeait en rien la nature
des Savoisiens qui ne devenaient pas des sardes pour autant.)
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La Révolution française | C’est
au milieu paisible du XVIIIème siècle que s’abattent
les premières ondes de la Révolution. Le général Montesquiou
envahit la Savoie, prélude à une nouvelle occupation française
de 22 ans. Un plébiscite prononce l’annexion du duché
à la république. Les propriétés du clergé et des émigrés sont
séquestrées, puis vendues comme biens nationaux ; les ecclésiastiques
doivent prêter serment. Mais presque tous refusent et, soutenus
par leurs paroissiens, continuent clandestinement leur ministère.
Presque toute la noblesse émigre.
En 1796, au lendemain de la campagne d’Italie,
le roi de Piémont s’est vu imposer, au traité de Paris,
la cession de Nice et de la Savoie à la France.
En 1815, les Alliés rendent à Victor-Emmanuel 1er ses
provinces de « delà les monts ». De 1815 à 1860, la Savoie
est intégrée à la monarchie de Turin. Entre 1850 et 1860,
la Savoie est sacrifiée à la politique d’expansion économique
de Cavour, ministre de Victor-Emmanuel II. En 1858,
à l’entrevue de Plombière, il promet à l’empereur
la cession de la Savoie et du Comté de Nice à la France, en
contrepartie de l’aide consentie au Piémont pour conquérir
la Lombardie vénitienne, possession jusqu’alors autrichienne. |
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| En 1860, la Savoie fut «
rattachée » à la France. Le Chablais et le Faucigny, qui ont
songé à s’unir à la Suisse, y renoncent moyennant l’octroi
d’une zone franche leur permettant de commercer librement
avec Genève. Le 18 février 1861, le royaume de Sardaigne
se métamorphosait en royaume d’Italie; en 1864, la capitale
sera transférée de Turin à Florence; en 1870, les troupes
italiennes pénétreront dans Rome suivies le 20 septembre 1871
par Victor-Emmanuel II. La Savoie française est alors divisée
en deux départements, Savoie et Haute-Savoie | |
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