La
raquette à neige est sans conteste le plus simple moyen
de progression sur neige puisqu'à l'évidence, pour aller
à raquettes, il suffit de savoir marcher. C'est aussi l'un
des plus anciens puisqu'il fut utilisé par les peuples primitifs
de Sibérie et de Mongolie, suivis par les Indiens d'Amérique.
Cette facilité d'utilisation, leur faible poids et leur
encombrement réduit sont les atouts principaux des raquettes
modernes.
La raquette
à neige permet de découvrir un domaine de calme et de solitude,
la moyenne montagne hivernale, enneigée. En hiver, par la
magie de la neige, cet élément qui rend tout plus beau,
plus propre, plus pur et plus secret, la montagne la plus
modeste prend une autre dimension. Le randonneur à raquettes
découvre la moyenne montagne hivernale au rythme lent du
trappeur randonneur. Ainsi il renoue avec la nature vraie,
où la vie sauvage reste très présente. Mais il pénètre sur
des territoires qui ne sont plus les siens et doit avoir
conscience que son intrusion dans ce milieu fragile n'est
pas sans conséquences sur celui-ci, ni sur la population
animale qui s'y cache, niche, se protège... il dérange !
Dix
centimètres de neige suffisent pour rendre la marche à pied
malcommode voire pénible. Avec une couche de neige aussi
faible, l'utilisation de la raquette s'avère intéressante.
C'est notamment le cas à l'automne : les premières neiges
d'octobre ou de novembre sont souvent d'épaisseur trop faible
et ne sont pas suffisamment tassées pour permettre l'utilisation
des skis.
Source
: J.M. Lamory, La Raquette à neige et
150 itinéraires à raquette
Editions Didier Richard. |