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Salon des Entrepreneurs
Créateurs, repreneurs,
Profitez d'un car gratuit pour vous rendre au Salon des Entrepreneurs de Lyon le jeudi 13 juin : départ de Thonon à 7h00, départ d'Annemasse à 7h50 et pour le retour : départ de Lyon à 17h.
Le Salon des Entrepreneurs est une occasion unique de trouver, en un même lieu, les informations et les partenaires qui vous aideront à réaliser votre projet.
Pour obtenir votre badge vous donnant droit à l'entrée gratuite au Salon : connectez-vous sur www.salondesentrepreneurs.com, cliquez sur "Inscription" et saisissez votre code invitation : 5rdd
Pour bénéficier du trajet en car, inscrivez-vous gratuitement auprès de Chablais Léman Développement au 04 50 70 83 40 ou de la Maison de l'Economie Développement au 04 50 87 09 87. Afin de valider votre inscription, un chèque de 10¤ vous sera demandé.
Formations à la création d'entreprise
Chablais Léman Développement vous propose des réunions d'information sur la création d'entreprise :
- Création d'entreprise : mode d'emploi : le jeudi 06 juin de 9h à 12h - 81 Place de la Mairie - 74550 Perrignier
- L'auto-entrepreneur : le jeudi 30 mai de 9h à 11h30 - Espace Tully - 8 rue des Abattoirs, à Thonon
- Le portage salarial : le mercredi 26 juin de 9h30 à 11h30 - 90 chemin de la Ballastière, ZI de Vongy, à Thonon
Pour vous inscrire : creation@sudleman.com - 04.50.70.83.40 (puis tapez 1)
A la suite de ces sessions, les personnes souhaitant des informations complémentaires pourront bénéficier d'un rendez-vous gratuit.
Toutes les dates
Challenge Léman des entreprises 2013
Inscription jusqu'au 29 avril !!!
Le Chablais Aviron Thonon vous propose un de?fi sportif: le Challenge Le?man des Entreprises le Samedi 25 mai 2013.
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Présentation complète et bulletin d'inscription
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| Le Léman et l'Etat savoyard |
Paul Guichonnet | | Chevalier de l'Odre
des Saints Maurice et Lazare
Correspondant de l'
Institut
Doyen honoraire de la
Faculté des Sciences
économiques et sociales
de Genève
Source :
Guichonnet Paul, Le
Guide du Léman, La Manufacture, Barcelone |
Le
destin médiéval du Léman s’organise autour de la fonction
géopolitique du franchissement des Alpes, cette contrainte qui
avait déjà été à l’origine de la conquête romaine. (...)
A l’aube
du XIe siècle émergent les dynasties régionales : sires de Faucigny,
comtes de Genève, comtes de Savoie et, au nord du lac, Zähringen.
Les grandes maisons religieuses et les évêques sont également
investis de pouvoirs et de domaine temporels, à Genève, à Sion
et à Lausanne. Le phénomène majeur est l’ascension de la
maison de Savoie. Issue très probablement d’un grand dignitaire
du second royaume de bourgogne, possessionné en Lyonnais, en
Bas-Dauphiné et en Viennois, elle s’oriente rapidement
vers les Alpes, prenant pied autour du lac du Bourget, dans
les grandes vallées intra-alpines de Maurienne et de Tarentaise,
en Chablais, en bas Valais, dans la vallée d’Aoste et à
la lisière piémontaise de la chaîne. A travers bien des vicissitudes,
les successeurs d’Humbert aux blanches mains deviennent,
selon l’expression consacrée, les « portiers des Alpes
». Mettant à leur service le prestige des abbayes comme celle
de Saint-Maurice, dont ils s’instituent les protecteurs,
alternant la force et la diplomatie, ils poursuivent leur expansion
territoriale.
Dans le Chablais savoyard, qui s'étend jusqu'à la Veveyse,
le château de Chillon, cité en 1150, surveille une des grandes
routes européennes, héritière de l’ancienne voie romaine
reliant l’Europe occidentale à l’Italie. En 1207,
après l’acquisition de Moudon, les Savoie commencent leur
implantation dans le pays de Vaud, au détriment des Zähringen
et de leurs vassaux. La mosaïque féodale se simplifie, à leur
profit. Ils entrent en possession du Faucigny, en 1355, puis
du Genevois, en 1410. Les comtes de Savoie édifient leur puissance
sous l’égide lointaine des empereurs dont ils ont été,
dès le début, les alliés dans les luttes qui les opposaient
à la papauté. Leurs ambitions se heurtent à la souveraineté
des évêques, relevant directement de l’Empire.
Les comtes s’imposent dans l’évêché de Sion, mais
les prélats de Lausanne conservent leurs privilèges et leurs
terres. A Genève, les comtes de Savoie chercheront vainement
à se rendre maître de la cité, au long d’épisodes compliqués
qui fortifieront l’esprit d’indépendance des habitants
et seront un des mobiles de leur adhésion à la Réforme.
Comme dans
toute l’Europe, le réveil économique qui suit les croisades
favorise les villes, noeuds de trafic et places de production
et d’échanges. Pour se concilier les habitants, les souverains
et les prélats leur accordent, aux XIIIe et XIVe siècles, des
chartes de franchises communales comportant des pouvoirs de
gestion à l’intérieur des murs, ou même créent de toutes
pièces des bourgs sur les rives, comme Hermance ou Villeneuve,
en 1214.
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Le
XVe siècle est, malgré les séquelles de la catastrophe de la
peste noire de 1348, une ère lémanique de haute conjoncture
qui coïncide avec le long règne du comte Amédée VIII (1391-1451),
investi de la dignité ducale par l’empereur Sigismond en
1416.
Le Léman
est parcouru par une batellerie active, au service de l’économie
régionale, pour desservir les marchés urbains dont Genève, Lausanne
et les sièges des châtellenies sont les foyers. Les navatiers
transportent d’une rive à l’autre les bois, les vins,
les fromages, le sel et les grains dont Morges est le port spécialisé.
Plus important
encore est le rôle de carrefour international. La cuvette lémanique
est à la croisée de deux grands flux. Le plus ancien, millénaire,
unit l’Italie du nord, à travers le Simplon et le Grand
Saint Bernard, à la vallée du Rhin par le Plateau Suisse ; à
la Bourgogne et au Bassin parisien par les passages jurassiens
de Vallorbe et de Jougne ; A Lyon, à la France méridionale et
centrale, par Genève et les routes allant vers Nantua ou Seyssel.
Plus récent, un autre itinéraire est constitué par un faisceau
de relations en provenance des contrées orientales et septentrionales
et se dirigeant vers la Méditerranée occidentale.
Après 1300,
Genève bénéficie du déclin des foires de Champagne et, quatre
fois par an, la cité épiscopale attire, dans les quartiers commerçants
du bords de la rade, tous les grands marchands du continent,
Italiens en tête puis Français, Anglais, Allemands, Flamands
et même Catalans. "Un réseau continental d'envergure est
en place depuis le XIVe siècle, qui ne se démentira plus : les
grands chemins tracés au XVIIIe siècle, les voies ferroviaires
du XIXe siècle et, aujourd'hui, nos autoroutes, seront calqués
sur le même schéma." (J.F. Bergier)
Les transactions
genevoises portent sur des denrées chères : épices des Indes,
soieries de Chine, draps, métaux et outillage, fourrures, fruits
exotiques, vins de qualité, colorants, végétaux et produits
chimiques. La ville est le centre de gravité du grand
Etat d'Amédée VIII, à cheval sur les Alpes. Si
l'on excepte l'appendice méridional vers Nice, moins peuplé
et actif, les terres ducales sont concentrées autour du lac
Léman, de la Bresse à l'Ossola. Le Léman unit la Savoie, berceau
de la dynastie, aux campagnes du pays de Vaud, semées de villes
et de châteaux, qui en est le grenier et le bastion. On comprend
la convoitise des ducs pour Genève et les efforts inlassables
qu'ils déploieront pour s'en emparer. |
Le Léman partagé | L'unité
lémanienne se brise à l'avènement des Temps modernes. Des signes
avant-courreurs annoncent cette ère de ruptures. Dans la longue
durée, c'est la montée des Etats nationaux, avec leurs vastes
espaces économiques et leurs ambitions politiques, pour lesquels
les contrées péri-alpines vont devenir un enjeu et un champ
d'affrontements. Au milieu du XVe siècle déjà, les foires de
Genève déclinent et, en 1464-1465, la majeure partie de leur
activité, dont les fructueuses opérations de banque et de change,
émigrent à Lyon, sous le protection du roi de France. A la suite
des grandes découvertes, le monde méditerranéen entre dans un
relatif déclin au profit des façades atlantiques, tournées vers
l'Afrique et le Nouveau Monde. Les Alpes, si ouvertes au commerce
à longue distance, se referment, pénalisées de surcroît, après
1550, par le sévère refroidissement du "petit âge glaciaire".
Les guerres de Bourgogne déstabilisent la région, que l'incapacité
des successeurs d'Amédée VIII place en position de faiblesse
devant la monté de la réforme.
Crise de
conscience religieuse et désir de secouer la tutelle savoyarde
se conjuguent dans le passage de Genève au protestantisme en
1536. L'intervention bernoise au secours des huguenots déchire
l'entité lémanique et crée des disjonctions qui se sont perpétuées
jusqu'à nos jours. Le pays de Vaud, où la Réforme avait également
fait des adeptes, Genève et ses environs (baillages de Ternier-Saint-Julien
et Gaillard), la rive sud du lac jusqu'à Thonon -le Chablais
à l'est de la Dranse passant sous contrôle valaisan- échappent
à la mouvance savoyarde. En 1559, Emmanuel-Philibert, le grand
homme de guerre au service de Charles Quint, recouvre ses domaines.
Les terres occupées par Berne lui sont restituées en 1567, à
l'exception du pays de Vaud, et la partie valaisanne en 1569.
Charles-Emmanuel
Ier, allié à l'Espagne, tente de reconquérir la rebelle cité
de Calvin. La guerre ravage les parages de Genève et le bas
Chablais, en 1589 et 1590.
A l'issue
de ces luttes, un nouveau statut territorial se met en place.
En 1601, au traité de Lyon, le duc cède à Henri IV tout le volet
lémanique occidental : Bresse, Bugey, Valromay et pays de Gex.
Au lendemain de la tentative manquée de "l'Escalade"
contre la "Réforme protestante", le traité de Saint-Julien,
en 1603, reconnaît l'indépendance de la République réformée,
dans son enceinte urbaine et ses mandements ruraux, enclavés
dans la Savoie.
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Le Léman pacifié | Jusqu'à
la Révolution française, dans le bassin lémanique, les faits
de civilisation l'emportent sur les conflits armés. Les destins
des divers secteurs riverains divergent. La Savoie, dans le
cadre de la monarchie absolutiste -érigée en royaume de Sardaigne
en 1718- devient un des bastions de la contre-réforme, après
le retour du Chablais, largement passé au protestantisme, dans
le giron de Rome. Cette "conversion" sera l'oeuvre
de François de Sales et des ordres religieux militants, Capucins
et Barnabites.
Genève,
dont les rapports se normalisent lentement avec la cour de Turin
au long du XVIIIe, est désormais largement coupée de son proche
environnement géographique. Elle se tourne vers le grand large,
tissant un réseau de relations internationales et développant
une étonnante prospérité, fondée sur les deux piliers de l'horlogerie
et de la banque, et les activités de l'imprimerie, puis du textile.
La cité, étroitement enfermée dans ses fortifications, est,
à l'ère des Lumières, un foyer de culture et de recherche scientifique,
dans les domaines les plus variés.
Sous le
paternalisme vigilant et éclairé de Berne, les baillages vaudois
mènent une vie paisible autour de Lausanne qui, à l'inverse
de Genève, est le type même de la capitale régionale.
Le Léman
est désormais divisé en son milieu par une frontière qui, en
dépit de la persistance de genres de vie semblables, sur les
deux rives, est devenue une ligne séparante pour les institutions,
les religions et les mentalités.
Le nouvel
ordre révolutionnaire et impérial, inauguré par l'invasion française
de la Savoie en 1792, replace, pour moins de deux décennies,
le lac dans l'orbite de la "grande nation". De 1798
à 1814, l'ex-République de Genève, le Chablais, le Faucigny,
l'ancienne province de Carouge et le pays de Gex forment un
département du Léman dont Genève est la préfecture.
Dans le
pays de Vaud, les patriotes en exil suscitent une intervention
du Directoire qui place sous sa protection tous les rebelles
à la tutelle bernoise. A cette nouvelle, la sédition éclate,
et en janvier 1798 est proclamée la République lémanique. Institution
éphémère car, après la mainmise de Bonaparte sur la Suisse,
le pays de Vaud deviendra le canton du Léman, incorporé à la
République helvétique unitaire. En 1803, l'Acte de médiation
rétablit une structure fédéraliste et le canton de Vaud entre
dans la nouvelle confédération helvétique dont il suivra désormais
les destinées.
Le Valais
était demeuré fidèle au catholicisme et allié à la Savoie. Il
subit, lui aussi, l'hégémonie de la France qui, en 1798, impose
par la force son incorporation à la république helvétique. Pour
s'assurer la maîtrise du Grand-Saint-Bernard et du Simplon,
indispensables à sa politique italienne, le Premier consul décide,
en 1802, l'annexion du Valais à la France mais, devant l'attachement
des populations à la République helvétique, il constitue la
vallée du Rhône en une république indépendante, qui est en fait
un protectorat étroitement dépendant du gouvernement de Paris.
Cette évolution vers l'assimilation pure et simple est sanctionnée,
en 1810, par l'annexion à l'Empire, sous le nom de département
du Simplon. En 1815, les Puissances ratifient le voeu des habitants
en incorporant le Valais à la Confédération helvétique.
La Restauration
de 1815 dessine, au congrès de Vienne, les traits de la configuration
politique actuelle, parachevée par le traité de Turin de 1816
entre Genève et la Sardaigne. La Savoie est rendue à son ancienne
dynastie et redevient duché du royaume de Sardaigne. La République
de Genève, restaurée, forme un canton de la Confédération au
territoire d'un seul tenant, constitué par des cessions territoriales
consenties par la France et la Sardaigne pour souder la cité
aux anciens mandements et les relier à la Suisse. Des zones
douanières franches sont instituées en 1815-1816 pour donner
à la République et au canton un hinterland économique en Savoie
et dans la pays de Gex. Une autre petite zone sera créée en
1829 autour de Saint-Gingolph, à la frontière du Valais. La
Savoie du nord est assujettie à une neutralisation, comme si
elle eût fait partie de la Suisse, et à un droit d'occupation
par les milices fédérales.
En 1860,
lorsque le statut de la Savoie est remis en question et que
sa cession à la France est prévue en contrepartie du concours
de Napoléon III à l'unification de l'Italie, un courant pro-helvétique
se manifeste pour la réunion des provinces septentrionales à
la Suisse. Cette menace de démembrement est conjurée par l'octroi
de la grande zone franche, englobant les zones antérieures et
couvrant les deux tiers du département de la Haute-Savoie. Genève
retrouve alors un rôle de centre économique pour un large arrière-pays
devenu français.
Au lendemain
de la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles abolit
les clauses de neutralisation et d'occupation militaires. La
France supprime les zones franches en 1923, mais au terme d'un
long procès devant la Cour de justice internationale de La Haye,
elle est condamnée à rétablir, en 1934, les "petites zones"
de 1815-1816.
C'est désormais
à l'intérieur de deux Etats nationaux que les pays du Léman
vivent en paix.
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